Ci-dessus : Olivier Poussier (Meilleur sommelier du monde 2000), François Van Aal (président de champagne Lanson), Florent Martin, Pierre Vila Palleja, Aymeric Pollenne, Philippe Faure-Brac (président de l'Union de la Sommellerie Française) et Jean-Pascal Paubert (directeur du concours). Photo Jean Bernard.
Ci-dessus : Olivier Poussier (Meilleur sommelier du monde 2000), François Van Aal (président de champagne Lanson), Florent Martin, Pierre Vila Palleja, Aymeric Pollenne, Philippe Faure-Brac (président de l'Union de la Sommellerie Française) et Jean-Pascal Paubert (directeur du concours). Photo Jean Bernard.

A l’issue de la demi-finale qui réunissait dix professionnels chez le champagne Lanson, à Reims, l’Union de la Sommellerie Française a désigné les candidats qui brigueront la succession de Pascaline Lepeltier, mi-novembre. Tous exercent leur métier-passion dans la capitale.

Florent Martin, l’enfant de Corse en poste au George V, Aymeric Pollenne, le Poitevin du Pavillon Ledoyen, et Pierre Vila-Palleja, titi parisien qui anime Le petit sommelier près de Montparnasse, se disputeront le titre de Meilleur sommelier de France le 15 novembre prochain dans la capitale. Trois personnalités différentes qui faisaient partie des dix demi-finalistes réunis ce lundi 7 septembre dans les salons du champagne Lanson, à Reims, où se déroulaient les épreuves tout au long de l’après-midi.

Et dans le genre marathon, ils ont été servis ! Avec Maxime Blaise (Le vieux moulin à Graufthal), Emmanuel Cadieu (Cheval blanc à Paris), Adrien Cascio (Restaurant Lafaurie-Peyraguey Lalique à Bommes), Bastien Debono (Restaurant Yoann Conte à Veyrier-du-lac), Mikael Grou (Le beau rivage à Genève), Pierre Jacob (Le théâtre du vin à Strasbourg) et Isabelle Mabboux (Impérial palace à Annecy), les autres candidats à une place en finale, ils ont dû à la fois faire preuve de connaissances théoriques et d’adaptation rapide aux consignes données lors des cinq ateliers pratiques qui ont suivi.

Thé, réseaux sociaux et ouverture au bilame

Un exercice d’accord autour d’un gâteau au chocolat façon brownie imposait le choix d’une bière brune au détriment des vins également proposés aux candidats (un AOC L’Etoile du Jura, un vin de France moelleux du Bordelais et un fino d’Espagne). Plus surprenante, l’épreuve imaginée autour de la maîtrise du thé avec identification, regroupement par origine et proposition d’un plat. Dans l’air du temps, celle inspirée par l’attitude de nombreux sommeliers pendant le confinement invitait le candidat à enregistrer une courte vidéo de présentation d’un champagne Lanson. Vidéo en anglais destinée aux réseaux sociaux.
Enfin ils furent nombreux à être déstabilisés par la prise en mains de l’ouvre-bouteille bilame “The Durand”…

Tout cela fut suffisant pour établir une hiérarchie et permettre à Philippe Faure-Brac, président de l’Union de la Sommellerie Française de présenter les trois derniers candidats encore en course pour le titre. Sommeliers qui ont tous la particularité d’avoir déjà disputé au moins une finale de cette épreuve.

Ci-dessous : Les dix candidats sélectionnés en février réunis juste avant le début des épreuves.